lundi 24 octobre 2011

Interview | Delwarte : « Nous prenons avant tout du plaisir sur le terrain !»

Arrivé à l’Union du Centre, la saison dernière, lors de la trêve hivernale, Grégory Delwarte, le dernier rempart des Loups, est aujourd’hui un titulaire indiscutable. Il a sauvé les Louviérois à plusieurs reprises, en ce début de saison, et n’est certainement pas innocent au classement actuel de l’URLC, qui est en tête de la Division 3A. Même si il a encaissé ses trois premiers buts face à Mouscron/Peruwelz, la situation est loin d’être dramatique pour les Centraux. Pour le plus grand plaisir de nos lecteurs, l’habitant du Rœulx a accepté de répondre à nos questions…
Nom : Delwarte.
Prénom : Grégory.
Date de naissance : 30 janvier 1978.
Position : Gardien.
Carrière : Jeunes - Le Roeulx, Ecaussines, RWDM, Sporting Charleroi, RAA La Louvière. Pro - Roda JC (Pays-Bas), Patro Eisden, RAEC Mons, Dinamo Bucarest (Roumanie), FC Dender EH, Francs-Borains, RFC Tournai, KV Ostende, URS Centre, UR La Louvière.
Salut Grégory ! Comment vas-tu ? Bonjour. Je vais très bien, merci.

Peux-tu te présenter, en quelques mots, à nos lecteurs (date de naissance, situation familiale, profession, passions/hobbies, carrière en tant que joueur, etc.) ? Je me nomme, comme tout le monde le sait, je suppose, Grégory Delwarte. J'ai 33 ans (né le 30 janvier 1978). Je suis marié avec Ingrid depuis le mois de juin... Déjà quatre mois ! J'ai deux petites filles : Mila qui est âgée de 5 ans et la petite dernière, Zaho qui a 17 mois. Je n'oublie pas la fille de ma femme, Salomé, qui a 9 ans. En ce qui concerne mes hobbies et autres passions, j'apprécie tout ce qui touche a la gastronomie. J'adore, par exemple, me faire un bon resto de temps en temps, entouré des gens que j'aime. Sinon, j'essaye de profiter le plus possible de ma famille... Les années passent tellement vite ! J'aime aussi tous ce qui touche a la technologie. Enfin, en ce qui concerne ma carrière, en restant modeste, j'avoue que celle-ci fut assez mouvementée. J'espère d'ailleurs qu'elle pourra se poursuivre encore quelques année. J'ai débuté en équipe de jeunes au Roeulx. J'ai ensuite transité par Ecaussines, le grand RWDM, le Sporting de Charleroi, aujourd'hui pensionnaire de Division 2 et La Louvière... A la RAAL, ce qui restera, sans aucun doute, mon club de cœur. J'ai ensuite eu la chance de passer pro au Roda JC (D1, Pays-Bas), au Patro Eisden (évoluant aujourd'hui en Division 3B), au RAEC Mons, au Dinamo Bucarest (D1, Roumanie), à Dender, aux Francs-Borains, au RFC Tournai, à Ostende, à l'URS Centre et, aujourd'hui, l’URLC.


« Lors du mercato hivernal, la saison dernière, j’ai atterri à Raymond Dienne, après un incroyable concours de circonstances »


Avant d’évoquer le présent, évoquons d’abord la saison dernière. Alors que tu étais cité du côté du FC La Louvière, lors du mercato hivernal, tu rejoins, à la surprise de tous, l’URS Centre. Quels ont été les motifs de ce transfert de dernière minute au Stade Raymond Dienne ? J'ai passé pas mal de temps à Ostende... J'avais très envie de revenir dans ma région, le Centre. J'ai été contacté par le FC La Louvière qui recherchait activement un gardien. Le club était au bord du gouffre et occupait une bien triste position de lanterne rouge, en Promotion A. J'étais d'accord pour rejoindre les Vert et Blanc mais les dirigeants du KV Ostende ne l'entendaient pas de cette oreille. Ils refusaient de rompre mon contrat. Au Tivoli, les dirigeants commençaient à s'impatienter et, au vu de la situation du FCLL, il était urgent de recruter. Ils se sont alors tournés vers De Vlaeminck... C'est alors que le KVO a subitement accepté mes conditions pour rompre le contrat, à deux jours de la fin du mercato hivernal. C'était trop tard pour moi. Les Loups avaient trouvé leur nouveau portier... De mon côté, je ne voulais pas me retrouver sans club et j'ai finalement atterri à l'URS Centre, après un incroyable concours de circonstances, dans les dernières heures du mercato.

Que retiendras-tu de ton passage à l’URS Centre ? Ce que je retiendrais de mon arrivée au Stade Raymond Dienne, c'est notre échec pour la qualification au Tour Final. Nous étions tout proche du but mais, hélas, nous avons échoué au pied du mur. Il ne nous manquait que quelques points... Ensuite, je retiendrais également l'arrivée de Thierry Pister, en fin de saison. Il a un sérieux projet et, pour le moment, ça porte ses fruits.


« Le Centre a besoin d’un club phare qui puisse faire vibrer une Ville et une région, comme l’a été la RAAL, autrefois »


Mai 2011, l’Union du Centre « fusionne » avec les Loups de la RAAL et du FCLL. Quels ont été tes premières pensées lors de ce rapprochement entre les deux clubs ? Mes premières pensées furent très positives. C'était devenu un nécessité pour la région que les deux clubs mettent leur ego de côté pour la création d'un grand club. Le Centre a besoin d'un club phare, qui puisse faire vibrer une Ville entière, comme l'a été la RAAL, autrefois. La page de ce club mythique du Centre s’est, hélas, tournée… Actuellement, il est très difficile de progresser seul. L’URS Centre avait un projet ambitieux mais peu de supporters. En Promotion, le FC La Louvière avait des ambitions biens moindres mais les spectateurs étaient au rendez-vous. Cette fusion, pour la création d’un grand club reste, pour moi, ce qu’il pouvait arriver de mieux pour le football, dans notre région. Je ne dis pas que nous sommes un grand club, loin de là. Il y a encore beaucoup de travail à accomplir. Mais si nous continuons dans cette voie, nous atteindrons cet objectif.

Cette fusion a été contestée durant de nombreuses années. Aujourd’hui, Loups et Pierrots ne forment plus qu’un. Crois-tu réellement au projet de l’Union Royale La Louvière Centre ou penses-tu qu’il ne s’agisse que d’un feu de paille et que, d’ici quelques années, La Louvière Centre retombe dans l’anonymat ? Non, bien au contraire. Le club et la Ville ont de grandes ambitions. Cela dit, il faut y aller progressivement et ne plus commettre les même erreurs que par le passé, ne plus laisser n'importe qui, faire n'importe quoi. Le club est sain, sur le plan financier et nous avons démontré que nous avons une équipe valable sur le terrain. De plus, en tribune, les supporters viennent de plus en plus nombreux... Ils n'étaient ‘que’ 700 lors de la réception de Deinze et, depuis, nous jouons devant presque 2000 spectateurs, à chaque match. La mayonnaise ne peut que prendre... Et pour le moment, c'est bien parti !

Quelle est l’atmosphère qui règne dans ce groupe ? Par ailleurs, comment sont tes rapports avec Nicola Hatefi, le deuxième gardien, arrivé cet été en provenance du Sporting de Charleroi ? L'atmosphère, au sein de ce groupe, est parfaite. A vrai dire, elle ne pourrait être autrement, après ce début de saison. Nous sommes soudés et regardons tous dans la même direction : l'accession à la Division 2. On ressent cette envie de progresser et de travailler. Avec Nico (Ndlr : lisez Hatefi), le courant passe très bien. C'est un bon jeune avec beaucoup de potentiel et de qualités. Son heure arrivera un jour et nous ne serons pas déçu de lui, j’en suis certain.

Depuis le début de saison, si l’on excepte la défaite à Mouscron/Peruwelz, La Louvière sort du lot. Vous êtes logiquement attendus à chaque rendez-vous, le week-end. Comment se gère cette pression ? Justement, notre force, à l'heure actuelle, c'est de ne pas se mettre de pression inutile. Nous sommes là, avant tout, pour prendre du plaisir sur le terrain. Logiquement, quand le plaisir est là, ça tourne toujours mieux. Il ne faut pas négliger, comme je l'ai dit plus haut, le travail... Aux entraînements, nous nous donnons à fond. Et, dans la majorité des cas, le travail paye. Bien entendu, la saison ne sera pas toujours évidente comme l’a été notre début d’exercice. Nous l’avons vu avec nos deux partages contre Virton et Audenarde mais également lors de la défaite à Mouscron. Cependant, à partir du moment où tout le monde mouille le maillot, cela porte ses fruits sur le terrain.


« La défaite à Mouscron ? Nous avons perdu une bataille. Pas la guerre »


Parlons justement de cette défaite au Canonnier. Jouer dans un stade bien garni, on imagine que ça t’as fait plaisir, tout comme à l’ensemble de l’équipe. D’après toi, qu’a-t-il manqué aux Loups pour prendre les trois points ? Bien sûr, ça fait plaisir... Le Canonnier n'est pas une exception. Jouer au Tivoli, toutes les deux semaines, c'est vraiment agréable, devant ce public nombreux et en voix. Mais je ne vous cache pas que ça ferait d'autant plus plaisir de voir que le stade se remplisse plus encore... Pour cela, nous devons atteindre la Division 2. Je suis confiant. Nous allons y arriver. Par rapport au match de Mouscron, il ne nous a manqué qu'une chose : conclure nos occasions. Les Hurlus ont eu plus de réussite que nous, mais dans le jeu, c'était d'égal à égal. Je pense même que nous avons été meilleur qu'eux, durant toute la partie. Nous avons perdu cette bataille mais pas la guerre. Ils comprendront cela au match retour, au Tivoli !


« J’ai beaucoup voyagé, joué dans différents clubs mais, ce que je ressens, dès que je foule la pelouse du Tivoli, est unique »


Lorsque tu viens saluer le public en fin de rencontre, tu portes l’écharpe de la RAAL. Clin d’œil très sympa pour l’ensemble des supporters… De plus, il s’agit d’un geste fort symbolique. Que t'évoques la RAAL ? Quels sont les motivations qui te poussent à brandir fièrement l’écharpe verte et blanche vers le public, à chaque fin de rencontre ? Cette écharpe a une histoire. Tout a commencé lors d'un pari entre Mister Guérin (un des membres du Wolf-Side) et moi. Il m'a déclaré que cette écharpe donnait le don d'être invincible. Et honnêtement, je commence a y croire ! Il s'agit également d'un symbole car j'ai toujours été supporter de La Louvière. Déjà à l'âge de 8 ans, je me rendais au stade, un peu à l'image des nouvelles générations de jeunes qui sont en tribune. Et puis, se retrouver dans ce stade, avec ces supporters, c'est un bonheur extrême. J'ai beaucoup voyagé, joué dans différents clubs mais ce que je ressens, dès que je foule la pelouse du Tivoli, est unique...

L’accession à la Division 2, tu y crois ? Comme je l'ai déjà dit, j'y crois dur comme fer. Mes coéquipiers tirent dans le même sens. Que ce soit via le titre ou les barrages, nous accéderons à la Division 2. Il s'agit de notre objectif principal. Si nous échouons, il n'y a pas de doute, nous serons extrêmement déçus. Mais, en toute honnêteté, je ne suis pas inquiet pour nous. La D2 sera la récompense que nous offrirons à nos supporters.


« Le nul obtenu à Audenarde nous servira de leçon pour la suite de la compétition »


Quelques mot sur le résultat nul, obtenu ce week-end à Audernarde ? Au vu de la physionomie du match, le score me semble logique. C'est un très bons bon point. Peu d'équipes parviendront à faire tomber Audenarde, dans son stade. Ce n'est pas parce que nous avons fait un bon début de saison que chaque rencontre sera facile. Il faudra parfois aller à la guerre, comme ce fut le cas hier (Ndlr : le lendemain du nul face à Audenarde). Nous n'avons pas débuté idéalement la première mi-temps... Mais au final, nous nous sommes bien repris au retour des vestiaires. Nous avons été au charbon pour prendre ce point. J'espère que cela nous servira de leçon.

Axons-nous désormais sur quelques questions plus personnelles… Quel a été ton meilleur souvenir en tant que joueur ? Plusieurs souvenirs me viennent en tête. Il y a, bien entendu, mon premier match en Division 1 contre l'Ajax Amsterdam (1-1). Je me rappelle également d'un quart de final de Coupe des Coupes avec Roda JC. Enfin, une montée en D1 avec Mons et un titre avec le RFC Tournai en Division 3. J'ai eu quelques occasions de faire la fête (rires)... D'ailleurs, j'espère bien fêter un titre, dans un futur proche, avec l'URLC. Mais bon, on reparlera de cela en temps voulu.

A l’heure actuelle, te considères-tu supporter d’une équipe en particulier ? Si pas, quelle équipe apprécies-tu le plus voir jouer ? Je ne suis pas spécialement supporter d'une équipe en particulier. Comme je l'ai dit, petit, j'étais un fervent supporter de La Louvière... Maintenant, je suis également pour l'URLC mais ce n'est pas pareil, étant donné que je joue pour ce club. J'apprécie surtout le beau jeu. Le football anglais me plaît énormément. Par contre, je réserve mon dimanche après-midi au football provincial. Mon cœur penche d’ailleurs pour Le Rœulx, le club dont je suis originaire.

Quel est le club dont tu gardes les meilleurs souvenirs ? On rappelle que tu es, entre autres, passé par Mons, le Dinamo Bucarest, Foggia, Roda JC, l’Union du Centre et La Louvière. Je n'ai pas de meilleurs souvenirs dans tels ou tels clubs. J'espère simplement que le plus beau reste à venir avec l'UR La Louvière Centre.


« J’ai la conviction que nous parviendrons à remplir, encore plus, ce stade ! Nous le prouverons fin avril, lorsque nous ramènerons le titre »


Pour finir en beauté, souhaites-tu passer un petit message aux supporters de l’URLC ou même à ton entourage ? Je tiens tout d'abord à remercier les nombreux supporters qui nous soutiennent. Nous avons besoin de ce soutien pour atteindre notre objectif. Sans vanter les supporters louviérois, j'ai rarement connu une ambiance pareille. Jouer au Tivoli, c'est simplement grandiose. Ensuite, j'ai la conviction que nous parviendront à remplir ce stade encore plus. Notez-le dans vos agendas, rendez-vous fin avril pour la fête du Titre, tous ensemble ! Encore merci pour votre soutien !

Un mot sur cette interview ? Ce fut long... Mais j'y suis arrivé !

Merci d’avoir accepté de répondre à nos questions et bonne continuation ! Merci à vous, à la prochaine !

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